2 Réponses à “Designer pédagogique, un métier en voie d’apparition”

  1. AUDOUIN dit :

    En réaction à votre article :
    – J’ai enseigné à AFPA Marseille durant un an en qualité de formatrice d’anglais vacataire de 1990 à 1991 pour les formations « packaging » et « commerce internationale ». Les deux étaient des « produits » d’AFPA mais également des « services ».
    Pourquoi, insiste-je sur ces deux dominations ?
    1)Dénomination « produit » : la formation était bâtie avec un programme figé, répondant à un besoin collectif du moment.
    2)Dénomination « service » : les enseignants titulaires d’AFPA et les non-titulaires travaillaient ensemble pour adapter les séances de formation aux connaissances et aux aptitudes des participants ainsi qu’aux exigences de ce secteur d’économie afin d’apporter le maximum de chances aux participants lorsqu’ils se positionnent sur le marché de l’emploi.
    Les équipes de ces deux « produits » ont été menacées plusieurs fois par les représentants syndicaux de l’établissement. La volonté de ces équipes de s’impliquer à fond dans leur mission n’avait pas été comprise par les représentants. Il a fallu démontrer que cette implication était un choix « libre arbitre » de chaque enseignant : une vocation. Les équipes étaient conscientes que les heures en sus de ne seraient jamais payées. La pédagogie mise en place pour ces équipes répondait à une volonté d’atteindre des objectifs sociaux. Combien de titulaires ou non-titulaires seraient prêts aujourd’hui à faire la même concession ? Je pense que les représentants sociaux feront le même barrage aujourd’hui.
    – Le design pédagogique existe depuis plus de vingt ans dans le secteur privé de la formation et en tutorat dans l’entreprise.
    1)Dans les centres conscients de la nécessité d’adapter leurs enseignements au besoin du commanditaire, le formateur est poussé à adapter le contenu de sa prestation pour rester « en adéquation avec les besoins du client » et rester lui-même « attractif » vis-à-vis de son employeur ou son client.
    2)En entreprise, le tutorat doit à la fois atteindre les objectifs fixés par l’entreprise de « transmission d’un certain savoir-faire » et répondre aux attentes ou aux besoins des salariés en compétences.
    – Certes, dans un contexte économique à fort potentiel pour la formation professionnelle, la compétitivité d’AFPA est à se préoccuper. Mais en êtes-vous sur la raison du fond qui garantirait cette compétitivité ? En vous lisant, on dirait une question de marketing plutôt qu’une problématique interne de déploiement de l’enseignement fort orienté par un passé lourd de rattachement « public» ?
    Toutes mes excuses si vous trouvez des erreurs de français dans ce texte : après 25 ans d’expérience professionnelle,je fais partie des salariés qui n’ont jamais bénéficié d’une heure de formation pour palier à ses lacunes. Ma formation dans l’expression écrite est autodidacte.

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