Le CAS publie une analyse comparative internationale des chèques, comptes et contrats fondés sur un droit individuel à la formation. Pour concilier responsabilisation et sécurisation de l’individu face à son parcours professionnel, il propose de tester un dispositif pilote nécessitant une montée en charge de l’accompagnement des bénéficiaires.
Le CAS publie une analyse comparative internationale des chèques, comptes et contrats fondés sur un droit individuel à la formation. Pour concilier responsabilisation et sécurisation de l’individu face à son parcours professionnel, il propose de tester un dispositif pilote nécessitant une montée en charge de l’accompagnement des bénéficiaires.
Dans son rapport « La formation professionnelle : clé pour l’emploi et la compétitivité », le sénateur UMP des Yvelines, Gérard Larcher propose la création d’un « compte personnel de formation » sur la base d’une fusion du DIF et du CIF. Le sénateur apporte des précisions sur ce point et sur deux autres sujets majeurs de son rapport : les jeunes et les demandeurs d’emploi. Objectif : « former et qualifier deux fois plus de demandeurs d’emploi d’ici fin 2014 »
Le droit individuel à la formation (DIF) se diffuse lentement dans les entreprises : seuls 6% des salariés l’utilisent d’après les dernières estimations du Céreq et les durées de formation tournent invariablement autour de 23 heures. Pourtant, ce dispositif est connu et pratiqué, aussi bien par les entreprises que par les salariés selon deux enquêtes récentes menées par le Groupe Demos. Alors, où se situent les blocages ?
A force de raisonner en dispositifs et non pas sur les objectifs que l’on souhaite assigner à la formation professionnelle dans notre pays, la future réforme annoncée pourrait donner naissance à un énième mécanisme : un compte individuel ou compte personnel de formation, compte universel social… Les premiers schémas de ces comptes esquissés dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle et dans deux rapports récents (Larcher et Davy) laissent entrevoir une issue fatale pour le DIF qui pourrait être sacrifié au profit du CIF. Les jeux sont pourtant loin d’être faits…
Avec un taux d’accès au DIF de 36 % pour 107 salariés depuis 2005, le semencier Rijk Zwaan fait partie des rares PME proactives en matière de DIF. « Notre activité de recherche nécessite de maintenir au plus haut niveau les compétences de nos équipes», explique Bruno André, manager director de Rijk Zwaan France, en charge de la formation.


